Mouvement franciscain laïc

Thème d'année :  Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés

1. Demeurez-en moi et moi en vous
• Septembre : Je vous ai appelés amis, Jean 15, 1-17
• Octobre : Montrez de la mansuétude à tous les hommes, Règle 11, 5-13

 

2. Les gestes et paroles qui sauvent
• Novembre : Un paralytique soulevé par quatre hommes amené à Jésus, Marc 2, 1-12
• Décembre : L'évêque l'exhorte vite à se rendre au bain, 1 Celano 135

 

3. Se dessaisir de sa vie
• Janvier : L'un de vous va me livrer, Jean 13, 20-38
• Février :  François trahi, Jourdain de Giano (JG), 11, 13 et 14

 

4. Vivre dans le Fils
• Mars : "Mon Dieu vers quoi m'as-tu abandonné ?", Marc 15, 22-41
• Avril : "Mon âme s'effondrera en moi", 4e Lettre d'Agnès de Prague, 22-27

 

5. Le dernier repas de Jésus
• Mai : Les brebis du troupeau seront dispersées, Matthieu 26, 26-32 
• Juin : La mort de François et ce qu'il fit avant de mourir,  2, Celano 217

Comme Zachée

Réfléchissant au nouveau programme d’année : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », l’Equipe Message, en cet été 2016 marqué par le Jubilé de la Miséricorde, pourrait être encline à deux attitudes : la première consisterait à cette formulation : que pouvons-nous dire de nouveau qui puisse nourrir nos lecteurs afin qu’ils ne sombrent pas dans un sentiment de déjà-vu ? La deuxième abonderait dans un constat d’impuissance : impossible d’aimer comme Jésus, nous qui sommes si éloignés d’une vie christique… Quelle arrogance de vouloir emprunter ce chemin ! Et pourtant, c’est Jésus, lui-même, qui nous commande, sans possibilité de nous dérober, de nous aimer comme lui nous aime.

Un mot de l’évangile de Jean nous éclaire : « Demeurer ». Jésus nous exhorte à être comme Zachée, à ouvrir notre demeure au fils bien-aimé du Père afin que celui-ci puisse nous imbiber de ses paroles et de ses gestes jusqu’à la moelle.

La famille franciscaine goûte depuis huit siècles la saveur d’une vie chez François et Claire d’Assise qui « décline l’Evangile de l’Amour ». Bonaventure, par sa théorie de l’illumination nous permet de croire à cette possibilité d’aimer comme Jésus. L’illumination, ce rayonnement de Dieu, est donné à tout homme du fait même de sa création ; cette disposition à la communication avec Dieu dans la connaissance et l’amour est à la racine de la plus profonde union à Dieu dans la grâce par la participation à sa vie. 

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Le cri des « Pierres vivantes »

A Bethléem, en cette soirée du 12 mai, un homme vêtu de noir, élancé, au visage émacié accompagne notre guide. Après une très brève présentation, l’homme, à peine assis sur sa chaise, s’anime, libère et déverse une parole à flot continu, celle de son peuple bafoué, écrasé sous le poids lancinant des humiliations et des vexations quotidiennes, du chômage dévastateur, poussant ses forces vives à partir, de la violence qui lamine froidement des hommes et des femmes, dépossédés de leurs droits de citoyen, privés de liberté d’aller et venir. 

Il nous harangue : « Venez ici au pays de Jésus nous visiter, fraterniser, écouter le cri des « Pierres vivantes » que nous sommes. N’ayez pas peur ! La violence n’est pas là où vous croyez, allez dire chez vous ce qui se trame ici : la vitalité et la désespérance de nos communautés chrétiennes, le ghetto à ciel ouvert de Gaza, tous ces murs mais aussi tous ces ponts établis entre nos frères musulmans et nous-mêmes. Nous avons soif comme Jésus s’adressant en ces mots à la Samaritaine : « J’ai soif. Donne-moi à boire. »

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Le regard de François sur l'homme et la création

Le souffle caresseur du Ressuscité

« J’aimerais être cette femme de foi, enracinée dans la Parole première d’un Dieu qui me préfère à rien et m’invite avec lui à poser des limites au chaos ». Ce brûlant désir exprimé par Marion Muller-Colard, théologienne protestante, fait surgir devant moi la figure de Marie de Magdala. Jésus en l’appelant par son nom la recrée : il la veut vivante, plutôt que liquéfiée par le chagrin, morte à elle-même. Marie se retourne, est traversée par le souffle caresseur du Ressuscité et naît à sa nouvelle identité : « Apôtre des apôtres », comme la désigne souvent l’Eglise. 

Les différents articles de ce numéro consacré à la dimension missionnaire, centrale dans le charisme franciscain, tentent de nous éclairer sur cette nouvelle appellation. Nos frères orthodoxes mettent en lumière la divinisation et la transfiguration de l’être humain, mission première du chrétien : manifester celui qui me fait sortir des ravins de la mort et fouler les prés verdoyants de la vie. En devenant « une terre ensemencée », je deviens passeur de vie. 

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Le regard de François sur l'homme et la création: Aimer l'autre

Deux mains qui ne donnent et ne prennent rien

« Il est impossible que saint François ait donné à la pauvreté une telle place, une place unique, qui est celle même de Dieu, sans que la pauvreté ait été pour lui, Dieu même… Le vrai Dieu révélé en Jésus Christ est un Dieu qui a tout perdu éternellement, c’est pourquoi Il ne peut rien perdre. Il a tout donné éternellement et ne saurait donner davantage parce que le don le constitue lui-même. » (Maurice Zundel)

Cette parole du théologien neuchâtelois illustre pleinement le thème de ce numéro : « Aimer sans retour ». Malgré le constat quotidien de notre incapacité à aimer sans attendre quelconque gratitude ou reconnaissance, croyons fermement que Dieu désire ardemment que nous participions et goûtions à sa vie divine car Il nous a créés dans sa libéralité de manière à ce que nous puissions être et agir divinement. 

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